Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est issue d'une ancienne et illustre famille bruxelloise qui apporta autrefois la province de Luxembourg au royaume de Belgique. Cette famille a donné une juste proportion d'hommes politiques et d'écrivains. Son père, Patrick Nothomb, est ambassadeur et écrivain. Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon, dont elle restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Mais son expérience d'expatriée ne s'arrête pas là puisqu'elle vivra successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de débarquer à dix-sept ans sur le sol de Belgique, berceau de sa famille où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles. De cette époque, elle ne cache nullement garder de douloureux souvenirs : incomprise et rejetée, elle se retrouva confrontée à une mentalité qui lui était inconnue jusque-là.

Se définissant comme "graphomane" et écrivant depuis plus de trente ans, l'écrivain garde rangés dans un carton vingt manuscrits qu'elle se refuse à publier, les estimant trop personnels.

Cependant, et pour le plus grand bonheur de ses lecteurs, Amélie Nothomb publie. C'est en 1992, alors âgée de vingt-cinq ans, qu'elle fait son entrée fracassante dans le monde des lettres avec son roman Hygiène de l'assassin. Son talent est confirmé en 1993 avec Le Sabotage amoureux et l'année suivante avec Les Combustibles. Depuis, elle continue de publier chaque année des romans à succès, dont Antéchrista (2003), Biographie de la faim (2004) , Acide sulfurique (2005), Journal d’Hirondelle (2006), Ni d’Eve ni d’Adam (2007) tous publiés chez Albin Michel.

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